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A. La maternité ne freine en rien sa curiosité. Au contraire, elle s’affirme lorsque la marquise noue une liaison avec Voltaire.
B. La voyant se passionner pour la mode au moins autant que pour les principes physiques, à plusieurs reprises il la qualifie gentiment de « Madame Pompon Newton ».
C. Au château de Lunéville, la délicieuse « chambre verte » conserve aujourd’hui encore le cadre charmant qui était celui des heures joyeuses de cette femme d’exception.
D. Voltaire l’accompagne dans la ronde des divertissements de la cour. Émilie y trouve l’amour en la personne du poète et militaire Jean-François de Saint-Lambert et elle met au monde une fille.
E. Son père détecte rapidement chez elle de grandes capacités. Il offre à sa fille une éducation bien plus poussée que celle réservée alors aux jeunes demoiselles.
F. Après sa disparition, il écrit l’Éloge historique de Madame la Marquise du Châtelet où l’on peut lire un bel hommage.
Rozwiązanie:
MADAME POMPON NEWTON
Peu nombreuses sont les femmes que l’on cite dans les ouvrages d’histoire, encore moins quand il s’agit de science. Pourtant, au XVIIIe siècle, une certaine jeune fille, aussi passionnée que curieuse, s’est imposée comme la plus remarquable femme de science de son temps.
Née Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil, future marquise du Châtelet, elle voit le jour à Paris en 1706, au sein d’une famille à la fois fortunée et proche de l’élite intellectuelle. 5.1. E. Grâce à lui, Émilie découvre la science, pour laquelle elle démontre un talent particulier. À 12 ans, elle parle six langues, pratique l’escrime et elle est souvent en contact avec des scientifiques distingués que sa famille reçoit.
En 1725, elle épouse lors d’un mariage de convenance le marquis Florent-Claude du Châtelet, un éminent officier militaire, devenant ainsi la marquise du Châtelet. Elle donne naissance à trois enfants avant de s’éloigner de son mari et de devenir ce que certains appelleront une « femme libérée ». 5.2. A. Brillant et mondain, cet homme qu’Émilie rencontre en 1733 a découvert en Angleterre les nouvelles théories scientifiques d’Isaac Newton. Il fait partager sa passion à sa maîtresse qui travaille avec enthousiasme, en particulier à ce qui sera le grand ouvrage de sa vie : la traduction en français et le commentaire des Principia, fondement de la pensée de Newton écrit dans un latin difficile d’accès.
La marquise obtient quelques reconnaissances pour son investissement scientifique. Pourtant, celle que Voltaire appelle « sa chère Émilie » ne renonce jamais à sa coquetterie naturelle. 5.3. B. C’est sous ce nom qu’elle triomphe à la cour de Lorraine, où le roi Stanislas Leszczynski l’accueille avec beaucoup d’égards pendant deux séjours à Lunéville. 5.4. D. Quelques jours après l’accouchement, elle meurt suite à des complications de santé. Ce décès inattendu affecte tellement Voltaire qu’il doit abandonner la Lorraine, après avoir fait ses adieux au roi.
Voltaire reste très attaché à son amie malgré la fin de leur relation amoureuse. 5.5. F. Il y avoue : « J’ai perdu un ami de vingt-cinq années, un grand homme qui n’avait de défaut que d’être femme, et que tout Paris regrette et honore. » À cela, le philosophe ajoute une remarque amère en disant qu’on n’a pas rendu justice à la marquise pendant sa vie.
Na podstawie: www.geo.fr
Wyjaśnienie:
A. La maternité ne freine en rien sa curiosité. Au contraire, elle s’affirme lorsque la marquise noue une liaison avec Voltaire.
(Macierzyństwo wcale nie osłabiło jej ciekawości. Wręcz przeciwnie, ujawniła się ona w pełni, gdy markiza nawiązała romans z Wolterem.)
B. La voyant se passionner pour la mode au moins autant que pour les principes physiques, à plusieurs reprises il la qualifie gentiment de « Madame Pompon Newton ».
(Widząc, jak pasjonuje się modą co najmniej tak samo jak zasadami fizyki, wielokrotnie nazywał ją żartobliwie „Madame Pompon Newton”.)
C. Au château de Lunéville, la délicieuse « chambre verte » conserve aujourd’hui encore le cadre charmant qui était celui des heures joyeuses de cette femme d’exception.
(W zamku w Lunéville urocza „zielona komnata” zachowała do dziś czarującą atmosferę, która towarzyszyła radosnym chwilom tej wyjątkowej kobiety.)
D. Voltaire l’accompagne dans la ronde des divertissements de la cour. Émilie y trouve l’amour en la personne du poète et militaire Jean-François de Saint-Lambert et elle met au monde une fille.
(Wolter towarzyszy jej w rozrywkach dworskich. Émilie zakochuje się w poecie i wojskowym Jean-François de Saint-Lambert i rodzi córkę.)
E. Son père détecte rapidement chez elle de grandes capacités. Il offre à sa fille une éducation bien plus poussée que celle réservée alors aux jeunes demoiselles.
(Jej ojciec szybko dostrzega w niej wielki potencjał. Zapewnia córce wykształcenie znacznie bardziej zaawansowane niż to, które wówczas było zarezerwowane dla młodych dam.)
F. Après sa disparition, il écrit l’Éloge historique de Madame la Marquise du Châtelet où l’on peut lire un bel hommage.
(Po jej śmierci pisze „Historyczną pochwałę markizy du Châtelet”, w którym można przeczytać piękny hołd.)
MADAME POMPON NEWTON
Peu nombreuses sont les femmes que l’on cite dans les ouvrages d’histoire, encore moins quand il s’agit de science. Pourtant, au XVIIIe siècle, une certaine jeune fille, aussi passionnée que curieuse, s’est imposée comme la plus remarquable femme de science de son temps.
Née Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil, future marquise du Châtelet, elle voit le jour à Paris en 1706, au sein d’une famille à la fois fortunée et proche de l’élite intellectuelle. 5.1. E. Son père détecte rapidement chez elle de grandes capacités. Il offre à sa fille une éducation bien plus poussée que celle réservée alors aux jeunes demoiselles. Grâce à lui, Émilie découvre la science, pour laquelle elle démontre un talent particulier. À 12 ans, elle parle six langues, pratique l’escrime et elle est souvent en contact avec des scientifiques distingués que sa famille reçoit.
En 1725, elle épouse lors d’un mariage de convenance le marquis Florent-Claude du Châtelet, un éminent officier militaire, devenant ainsi la marquise du Châtelet. Elle donne naissance à trois enfants avant de s’éloigner de son mari et de devenir ce que certains appelleront une « femme libérée ». 5.2. A. La maternité ne freine en rien sa curiosité. Au contraire, elle s’affirme lorsque la marquise noue une liaison avec Voltaire. Brillant et mondain, cet homme qu’Émilie rencontre en 1733 a découvert en Angleterre les nouvelles théories scientifiques d’Isaac Newton. Il fait partager sa passion à sa maîtresse qui travaille avec enthousiasme, en particulier à ce qui sera le grand ouvrage de sa vie : la traduction en français et le commentaire des Principia, fondement de la pensée de Newton écrit dans un latin difficile d’accès.
La marquise obtient quelques reconnaissances pour son investissement scientifique. Pourtant, celle que Voltaire appelle « sa chère Émilie » ne renonce jamais à sa coquetterie naturelle. 5.3. B. La voyant se passionner pour la mode au moins autant que pour les principes physiques, à plusieurs reprises il la qualifie gentiment de « Madame Pompon Newton ». C’est sous ce nom qu’elle triomphe à la cour de Lorraine, où le roi Stanislas Leszczynski l’accueille avec beaucoup d’égards pendant deux séjours à Lunéville. 5.4. D. Voltaire l’accompagne dans la ronde des divertissements de la cour. Émilie y trouve l’amour en la personne du poète et militaire Jean-François de Saint-Lambert et elle met au monde une fille. Quelques jours après l’accouchement, elle meurt suite à des complications de santé. Ce décès inattendu affecte tellement Voltaire qu’il doit abandonner la Lorraine, après avoir fait ses adieux au roi.
Voltaire reste très attaché à son amie malgré la fin de leur relation amoureuse. 5.5. F. Après sa disparition, il écrit l’Éloge historique de Madame la Marquise du Châtelet où l’on peut lire un bel hommage. Il y avoue : « J’ai perdu un ami de vingt-cinq années, un grand homme qui n’avait de défaut que d’être femme, et que tout Paris regrette et honore. » À cela, le philosophe ajoute une remarque amère en disant qu’on n’a pas rendu justice à la marquise pendant sa vie.
Na podstawie: www.geo.fr
Tłumaczenie:
MADAME POMPON NEWTON
Niewiele jest kobiet, o których wspomina się w książkach historycznych, a jeszcze mniej w kontekście nauki. Jednak w XVIII wieku pewna młoda dziewczyna, równie pełna pasji, co ciekawości, dała się poznać jako najwybitniejsza kobieta nauki swoich czasów.
Urodzona jako Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil, przyszła markiza du Châtelet, przyszła na świat w Paryżu w 1706 roku, w zamożnej rodzinie blisko związanej z intelektualną elitą. 5.1. E. Jej ojciec szybko dostrzega w niej wielki potencjał. Zapewnia córce wykształcenie znacznie bardziej zaawansowane niż to, które wówczas było zarezerwowane dla młodych dam. Dzięki niemu Émilie odkrywa naukę, do której wykazuje szczególny talent. W wieku 12 lat zna sześć języków, uprawia szermierkę i często przebywa w towarzystwie wybitnych naukowców, których gości jej rodzina.
W 1725 roku zawarła małżeństwo z rozsądku z markizem Florentem-Claude'em du Châtelet, wybitnym oficerem wojskowym, stając się tym samym markizą du Châtelet. Urodziła troje dzieci, po czym oddaliła się od męża i stała się tym, kogo niektórzy nazywali „kobietą wyzwoloną”. 5.2. A. Macierzyństwo wcale nie osłabiło jej ciekawości. Wręcz przeciwnie, ujawniła się ona w pełni, gdy markiza nawiązała romans z Wolterem. Ten błyskotliwy i światowy mężczyzna, którego Émilie spotyka w 1733 roku, odkrył w Anglii nowe teorie naukowe Isaaca Newtona. Dzieli się swoją pasją z kochanką, która z entuzjazmem pracuje, zwłaszcza nad tym, co stanie się wielkim dziełem jej życia: tłumaczeniem na język francuski i komentarzem do Principia, fundamentu myśli Newtona, napisanego trudną do zrozumienia łaciną.
Markiza zdobyła pewne uznanie za swoje naukowe zaangażowanie. Jednak ta, którą Wolter nazywał „swoją drogą Émilie”, nigdy nie porzuciła swojej naturalnej kokieterii. 5.3. B. Widząc, jak pasjonuje się modą co najmniej tak samo jak zasadami fizyki, wielokrotnie nazywał ją żartobliwie „Madame Pompon Newton”. To właśnie pod tym imieniem odnosi sukcesy na dworze Lotaryngii, gdzie król Stanisław Leszczyński przyjmuje ją z wielką uprzejmością podczas dwóch pobytów w Lunéville. 5.4. D. Wolter towarzyszy jej w rozrywkach dworskich. Émilie zakochuje się w poecie i wojskowym Jean-François de Saint-Lambert i rodzi córkę. Kilka dni po porodzie umiera w wyniku komplikacji zdrowotnych. Ta nieoczekiwana śmierć tak bardzo porusza Woltera, że musi opuścić Lotaryngię, po pożegnaniu się z królem.
Wolter pozostawał bardzo przywiązany do swojej przyjaciółki pomimo zakończenia ich związku miłosnego. 5.5. F. Po jej śmierci pisze „Historyczną pochwałę markizy du Châtelet”, w którym można przeczytać piękny hołd. Wyznaje w nim: „Straciłem dwudziestopięcioletniego przyjaciela, wielką osobę, której jedyną wadą było to, że była kobietą, i którą cały Paryż opłakuje i czci”. Do tego filozof dodaje gorzką uwagę, mówiąc, że markizie nie oddano sprawiedliwości za jej życia.
Agnieszka Sumyk
Nauczycielka języka francuskiego
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